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COVID 19 – Communiqué du 27 mars 2020

Sommaire : Jeux – déchets verts – appel urgent des hôpitaux – Faut il désinfecter les courses ? – portage de repas – accès des familles aux équipements funéraires – Épidémie de 1739 à Trévé.

Jeux : Nous avons interdit les jeux et tout rassemblement autour. D’après des voisins vigilants, il semblerait que la consigne ne soit pas respectée. Nous avons alerté la gendarmerie pour assurer une surveillance. Ils ont dû passer hier après-midi.

Déchets verts : La déchetterie est fermée mais l’herbe continue à pousser et les confinés ont le temps de tondre. Cependant, il serait préférable de composter cette herbe de tonte dans un coin du jardin plutôt que de la mettre dans des sacs noirs et de les déposer dans les conteneurs d’ordure ménagères. Un peu de civisme !!!

Appel urgent des personnels des hôpitaux de la région : Ils rappellent le strict respect des consignes de confinement. Achetez un peu plus pour ne pas être obligé de sortir plus d’une fois par semaine pour faire les courses alimentaires (le pain peut se congeler). Pourquoi cette vigilance accrue ? Parce que le pire va commencer : après la période d’incubation, les nombreux cas positifs vont se révéler et ils peuvent en avoir contaminé d’autres qui eux-mêmes vont rentrer en incubation avant de poursuivre la contamination qui peut devenir exponentielle. Du 23 mars (donc lundi dernier) jusqu’au 3 avril, nous serons au pic de propagation du virus. Donc restez chez vous. Ne vous croyez pas inatteignables. Le virus est bien là et il n’attend que vos rencontres, vos poignées de main, vos mains sur les poignées de porte, vos discussions à distance de postillon pour passer de l’un à l’autre.

Un message de même nature d’un médecin régulateur au Samu qui supplie de faire passer l’info : on ne sort plus de chez soi !!! Pic d’épidémie attendu ce week-end et la semaine à venir. Ils ne sont plus en capacité d’effectuer le comptage tant le nombre de cas explose😏

Le virus devient de plus en plus virulent au fil des contaminations et tous les cas graves en réa ont moins de 50 ans, les jeunes ne sont plus épargnés…

Faut-il désinfecter ses courses pour se protéger du Covid-19 ?

Extraits d’un article d’Ouest France numérique du 26 mars.

Daniel Camus, infectiologue à l’Institut Pasteur de Lille répond aux questions.

Risque-t-on d’attraper le Covid-19 en faisant ses courses ? La probabilité est faible sauf si celui qui travaille dans le supermarché ou celui qui a emballé les packs de yaourts, d’eau, de lait ou autres, était malade et toussait énormément en projetant énormément de gouttelettes de salive sur les produits. Mais honnêtement, la probabilité est faible parce que quelqu’un dans cet état-là a le bon sens de ne pas venir travailler.

D’un point de vue pratique, en rentrant à son domicile avec ses courses, doit-on se méfier des plastiques et cartons d’emballage ?

En rentrant chez vous avec vos commissions, vous retirez les films d’emballage, les cartons, comme d’habitude, et vous les jetez dans les poubelles adéquates. C’est tout. Et puis vous vous lavez bien les mains. Point.

Le virus a absolument besoin d’entrer dans une cellule humaine pour pouvoir continuer à vivre et se reproduire. C’est d’ailleurs vrai pour n’importe quel virus. Ils ne peuvent pas vivre en milieu extérieur. Si vous le laissez attendre quelques heures, que ce soit dehors, chez vous, sur le carrelage, dans un placard ou au milieu de la cuisine, le virus deviendra inactif.

Faut-il adopter des précautions particulières en achetant des fruits et légumes ?

Il faut éviter de les choisir soi-même dans les étals et de les toucher. Il faut laisser le commerçant le faire. Il les met dans un sachet puis vous remet le sachet. Quand vous rentrez chez vous, vous lavez vos légumes, vous les épluchez comme d’habitude.

Faut-il porter des gants quand on fait ses courses ?

La plupart des gens qui portent des gants, ne savent pas les utiliser : au prétexte qu’ils se sentent protégés, ils se mettent à toucher tout et n’importe quoi, et risquent, au contraire de diffuser le virus.

Imaginez : vous portez des gants. Vous avez touché quelque chose d’infecté, vous rentrez chez vous, vous déchargez votre coffre de voiture, vous risquez plus de ramener le virus chez vous qu’en y allant à mains nues. Autant ne pas en mettre et bien se laver les mains en rentrant, et bien se les relaver après avoir déballé ses produits et rangé ses courses dans les placards et son réfrigérateur.

Porter un masque pour aller faire ses courses c’est tout aussi inutile ?

Complètement inutile. Laissez les masques au personnel soignant. Il n’y en a déjà pas assez…

En rentrant de ses courses ou de l’extérieur, faut-il se déchausser avant de pénétrer chez soi ?

Non, il ne faut pas se faire peur inutilement. Si vous avez du carrelage chez vous, il faut passer une lingette humide ou une serpillière d’eau mélangée à n’importe quel détergent ou à de l’eau de Javel diluée de 0,1 % à 0,5 %. Le vinaigre blanc est un bon nettoyant mais ce n’est pas un désinfectant.

Portage de repas : Dans le contexte sanitaire actuel lié à l’épidémie du COVID-19, nous avons réorganisé les livraisons du portage de repas. Afin de limiter le nombre de contacts, nous demandons aux bénéficiaires qui peuvent se déplacer jusqu’à leur porte d’entrée de récupérer les repas dans un sac isotherme que nous leur avons fourni. Pour les autres bénéficiaires, les agents assurent les livraisons normalement.

Les nouveaux contrats sont établis par téléphone. Les documents seront déposés sous enveloppe au domicile du bénéficiaire lors de la première livraison et récupérés lors du passage suivant. 

Si nécessaire, nous pourrons être amenés à vous solliciter pour vous mettre en lien avec une personne en difficulté ou pour régler un problème administratif.

Les agents mettent tout en œuvre pour assurer une continuité de service en prenant les précautions d’usage pour leur sécurité et celle des bénéficiaires.

Accès des familles aux équipements funéraires:

Compte-tenu des mesures barrières qu’il est convenu d’adopter, mais aussi des consignes de confinement mises en œuvre depuis le mardi 17 mars 2020 à 12h, l’accès au public des crématoriums et des cimetières peut-être limité voire suspendu durant la période de lutte contre le covid-19, sur décision du gestionnaire du crématorium ou du maire.
La suspension de l’accès du public au cimetière et au crématorium n’excluent pas la conduite des inhumations et travaux afférents et ni les crémations.

Les rassemblements sont proscrits et tout déplacement en plein air (ce qui est le cas d’un cimetière) doit être bref et à distance minimum des autres personnes.
De ce fait, l’organisation classique des cérémonies lors desquelles les personnes sont regroupées autour d’un cercueil doit nécessairement être revue.
Si un moment de recueillement est maintenu, il convient de le limiter à la plus stricte intimité, en s’assurant que les quelques personnes présentes, en nombre très limité, sont en mesure de respecter les mesures barrières.

Concernant l’accès aux chambres funéraires, chambre mortuaires, crématoriums, il doit être limité par les gestionnaires de l’établissement, à un nombre très restreint de personnes présentes, au cas par cas, en fonction des lieux.

Les familles et proches des défunts doivent pouvoir comprendre que ces décisions sont exigées par les circonstances exceptionnelles et s’imposent tant aux opérateurs funéraires qu’aux élus locaux

Je vous précise enfin qu’un projet de décret simplifiant et assouplissant le droit applicable en matière de droit funéraire sur la période de l’état d’urgence sanitaire est en cours d’examen au Conseil d’État, avec un objectif de publication pour ce week-end. 

Épidémie de 1739 : Une épidémie de dysenterie (ou peste) s’est abattue sur la commune vers la fin du mois d’août 1739 apportée par les troupes de passage dans la région et propagée par tous les journaliers et vagabonds qui circulaient dans la campagne. Alors que les années précédentes, il mourrait entre 80 et 100 personnes par an (il y avait environ 150 naissances) dont beaucoup d’enfants en bas âge, en 1739, il en meurt 236. Jusque-là, les morts étaient enterrés dans l’église mais devant l’hécatombe, le recteur décide de créer un cimetière près de l’église à partir du 20 septembre pour les y enterrer. On en est déjà à 150 défunts depuis le début de l’année et, pire encore, à 45 depuis le début du mois. Il en mourra encore 18 avant la fin septembre. Et 66 dans les trois derniers mois. Entre 1739 et 1743, les années les plus noires de la commune, il mourra 973 habitants en 5 ans dont beaucoup d’enfants sur une population d’environ 3500 habitants. Pour ne rien arranger, l’hiver 1739-1740 fut très froid, les étés pluvieux, les récoltes très mauvaises et les prix élevés ce qui ne permettait pas de s’alimenter normalement.