Skip to content Skip to left sidebar Skip to right sidebar Skip to footer

COVID 19 – Communiqué du 29 mars 2020

Sommaire : Grippe de Hong-Kong – Leçons à en tirer ? – Lavage des mains : comment, quand, quelle durée ?

GRIPPE DE HONG KONG

Qui se souvient de la grippe de 1968 ou grippe de Hong Kong, une pandémie de grippe qui a eu lieu dans le monde entier à partir de l’été 1968 et jusqu’au printemps 1970.

L’origine du virus est probablement liée à une souche réassortie apparue en Asie centrale vers le mois de février 1968. L’épidémie est reconnue lorsqu’elle touche Hong-Kong à partir de la mi-juillet. En août 1968, 500 000 personnes sont infectées à Hong-Kong.

De là, l’épidémie s’étend rapidement à toute l’Asie du Sud-Est, l’Inde et l’Australie. D’importantes différences sont notées, au Japon l’épidémie apparaît moins forte, plus éparse et plus irrégulière.

Puis, sa progression ralentit pour toucher l’hémisphère nord durant l’hiver 1968-1969. Le virus fait alors près de 50 000 morts aux États-Unis en 3 mois, avant de se propager en Europe de l’Ouest en 1969. En France, le virus est isolé à la fin de l’hiver 1968-1969, mais sans se montrer dangereux.

Après la pause de l’été 1969, l’épidémie de l’hiver (décembre 1969-janvier 1970) est très sévère en France avec 17 000 décès directs (déclarés comme dus à la grippe), et un excédent de mortalité de plus de 40 000.

À l’échelle mondiale, le bilan de la pandémie est d’environ un million de morts entre l’été 1968 et le printemps 1970, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé. Il s’agit de la troisième pandémie du xxe siècle après la grippe espagnole (20 à 40 millions de morts en 1918-1920) et la grippe asiatique (2 millions de morts en 1957). Selon l’épidémiologiste Antoine Flahault, « la grippe de Hongkong est entrée dans l’histoire comme la première pandémie de l’ère moderne. Celle des transports aériens rapides. La première, aussi, à avoir été surveillée par un réseau international. De fait, elle est la base de tous les travaux de modélisation visant à prédire le calendrier de la future pandémie ».

Arrêt sur images relève qu’« à l’époque, l’ORTF traite l’affaire avec une relative légèreté, alors que dans certaines régions, les établissements scolaires sont fermés, les transports perturbés ». Le Monde ne consacre que quelques courts articles à la situation. Selon l’historien Patrick Bourdelais, cela s’explique par le fait que de nombreux sujets « occupent l’agenda médiatique et politique », tels que « l’après-68 », l’arrivée au pouvoir de Georges Pompidou, et la guerre du Biafra qui suscite l’intérêt des médias pour l’épidémie et la famine qui y ont cours ; mais aussi par un « optimisme global » dans le contexte des Trente Glorieuses à travers une « idéologie de victoire renouvelée des antibiotiques » et une « culture du progrès qui fait qu’on n’est pas très inquiets ».

Source : Wikipédia

Quelles leçons tirerons-nous de cette pandémie ?

Gustave Kervern dans le Télégramme :

« Tout le monde dit qu’il y aura un avant et un après. J’en parlais avec Benoît Delépine et on pense, tous les deux, qu’il n’y aura pas d’après. Ça va même être pire car comme tout le monde va vouloir s’éclater, il y aura encore plus de voyages, plus de consommation… Et comme d’habitude, personne ne va rien retenir comme leçon de l’épisode que nous vivons actuellement. Celui-ci constitue quand même un signal d’alarme par rapport à ce qui va nous arriver avec le réchauffement climatique de la planète. En fait, on tire aucune leçon de tout ce qui se passe et c’est ça qui m’énerve. Il faut que les gens prennent réellement conscience qu’il faut changer les choses. Il faut écouter des gens comme l’astrophysicien Aurélien Barrau qui prédit l’effondrement, mais personne ne l’écoute ».

Lavage des mains : comment, quand, quelle durée ?

A l’origine du lavage de mains ? Ignace Semmelweis, un médecin hongrois né en 1848 à Budapest, qui avait compris les bienfaits de l’asepsie. Il avait notamment recommandé aux étudiants en médecine de se désinfecter les mains durant 5 minutes, entre une autopsie et un accouchement, afin de réduire à l’époque le taux de mortalité. Si ses confrères ne l’ont pas soutenu, force est de constater qu’aujourd’hui, ses préceptes sont essentiels pour lutter contre l’épidémie.

En pleine épidémie (grippe, coronavirus, gastro…), le réflexe à avoir plusieurs fois par jour, c’est de se laver les mains ! Comment le faire efficacement ? Quand ? Quelles techniques pour faire partir le plus de germes possibles ? Réponses.

Lavage des mains : comment, quand, quelle durée ?

SOMMAIRE

L’importance du lavage de mains

On nous le répète sans cesse : lavez-vous les mains pour éviter les microbes ! Effectivement, l’hygiène quotidienne des mains est un rempart contre les infections du quotidien. Que ce soient des affections virales ou bactériennes, elles ont pour point commun de se transmettre d’individu à individu par l’intermédiaire des mains : on tire la chasse d’eau avec, on les porte à la bouche, au visage, on se frotte les yeux avec, elles sont en contact avec plusieurs centaines d’objets dans la journée, dont de vrais nids à bactérie.

Comment bien se laver les mains ?

  • Tout d’abord avec de l’eau et du savon.
  • Se mouiller les mains abondamment.
  • Appliquer suffisamment de savon et frotter paume contre paume par mouvement de rotation.
  • Puis le dos de la main gauche d’avant en arrière avec la paume de la main droite et vice-versa.
  • Puis les espaces entre les doigts, paumes contre paumes, les doigts entrelacés en exerçant un mouvement d’avant en arrière.
  • Puis le dos des doigts en les tenant dans la paume des mains opposées avec un mouvement d’aller-retour.
  • Se laver les mains pendant 30 secondes en tout.
  • Il faut frotter suffisamment entre les doigts et sous les ongles pour bien éliminer tous les germes mais aussi le bout des doigts, la paume et l’extérieur des mains, les jointures et les poignets.
  • Rincer les mains à l’eau et sécher.

Quand se laver les mains ?

  • Avant de préparer à manger.
  • Avant et après de s’occuper de bébé (qui a une propension à attraper tout ce qui traîne), en rentrant du parc. Sévissant généralement à partir du mois d’octobre, la bronchiolite du nourrisson est par exemple une infection bénigne qui peut être évitée grâce à de simples précautions d’hygiène.

Moins d’un tiers des hommes se lavent les mains après avoir pris les transports en commun.

  • Se laver les mains en sortant des transports en commun, etc. peut sembler évident mais tout le monde ne le fait pas. Une étude Ifop publiée en février 2020 a révélé que moins d’un tiers des hommes se lavent les mains après avoir pris les transports en commun contre 42% des femmes. De même, à peine deux hommes sur trois (68%) se lavent les mains systématiquement après être allés aux toilettes (contre 75% des femmes). Dans les lieux publics de manière générale, la prudence est de mise : toilettes, caddies de supermarché, transports en commun, boutons d’ascenseur, etc.
  • Après s’être mouché, avoir toussé ou éternué, après avoir rendu visite à une personne malade,
  • Après chaque sortie à l’extérieur.
  • En arrivant au bureau ou à son domicile.
  • Après être allé aux toilettes.

Les microbes sont partout et même dans votre poche : téléphone portable (qui contient pas moins de 20 900 microbes au cm² !), clavier d’ordinateur, souris, etc. Autant de matériels que l’on nettoie rarement. Un petit chiffre pour se rendre compte : la table de bureau contiendrait 3 249 bactéries au cm² contre 8 bactéries au cm²; sur le siège des toilettes. Petite astuce : veillez à avoir sur vous un gel antibactérien

Une chanson pour se laver les mains sur la bonne durée ?

Pour les enfants, il peut être malin de les inviter à chanter deux fois « joyeux anniversaire » pour se laver les mains suffisamment longtemps.

5 astuces ludiques pour donner envie aux enfants de se laver les mains

Pour se protéger du coronavirus, il est recommandé de se laver régulièrement les mains avec du savon. Pour donner envie aux enfants de passer les mains sous l’eau et les inciter à adopter ces mesures d’hygiène, voici quelques astuces ludiques et efficaces !

Pour se sécher les mains, système à air chaud ou serviette ?

En hiver, le premier rencontre un certain succès grâce au réchauffement assuré des mimines. Et pourtant, il y aurait sur les mains jusqu’à 87 % de germes en plus après s’être séché les mains avec ce type de système. Quant à la serviette, si elle est sale ou humide, elle annulera l’effet propreté du lavage des mains. Donc, oui à la serviette, à condition qu’elle soit bien propre et sèche. Et sinon, on sèche les mains à l’air libre.

Anne Xaillé et Aurélie Blaize Mis à jour le 23/03/20 18:10

Article paru dans le Journal des Femmes